Dénutrition chez les personnes âgées : signes d’alerte et mesure préventives

Dénutrition chez les personnes âgées

La dénutrition chez les personnes âgées, souvent insidieuse, demeure l’un des défis majeurs en matière de santé publique. Elle s’immisce discrètement dans la vie de nos seniors, les rendant plus vulnérables, réduisant leur autonomie, altérant leur qualité de vie.

La dénutrition n’est pas une fatalité. Elle interroge, surprend et appelle à une vigilance collective. Comment la reconnaître ? Mieux encore, comment la prévenir ? Cet article vous invite à explorer, à travers des conseils pratiques et des stratégies éprouvées, les moyens concrets de protéger nos aînés de ce fléau.

Comprendre et reconnaître la dénutrition chez les personnes âgées

Comprendre et reconnaître la dénutrition chez les aînés, c’est entrer dans un combat invisible mais crucial. Cette condition sournoise réduit les forces, déjà affaiblies, des personnes âgées et agit comme un terreau fertile pour d’autres problèmes de santé. Mais comment la repérer ?

Les signaux d’alerte sont là, devant nous :

  • Perte de poids significative : plus de 5 % en un mois, ou 10 % en six mois. C’est un signal rouge !
  • Changements dans l’alimentation : moins d’appétit, repas sautés, portions réduites. Quand manger devient un défi, l’alerte doit sonner.
  • Symptômes physiques : fatigue qui s’accroche, manque d’envie, cheveux sans éclat, visage amaigri… Ces signes, bien que non spécifiques à la dénutrition, ne trompent pas ! Ils doivent au moins conduire à une consultation médicale pour une mise au point.

Pour aller plus loin, le questionnaire MNA® version courte (Mini Nutritional Assessment : outil évaluant la nutrition) est un allié précieux. Un score ≤ 11 pointe vers un risque de dénutrition. Mais ne nous arrêtons pas là. Un diagnostic plus précis demande :

  • Un IMC (indice de masse corporelle : le poids du sujet divisé en kilogramme par le carré de sa taille en mètre) sous la barre des 21.
  • Un score au MNA® version complète en dessous de 17.
  • Une albuminémie inférieure à 35 g/l.

Ces critères, bien qu’alarmants, offrent une fenêtre pour agir. Pour chaque signe, il existe une réponse, une action à prendre. C’est un appel à ne pas ignorer l’appétit qui diminue, à surveiller le poids, à adapter les repas.

Facteurs favorisant la dénutrition chez les personnes âgées

Les chemins menant à la dénutrition chez les aînés sont multiples et parfois inattendus. Comprendre ces facteurs peut nous aider à intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Voici les principaux coupables :

  • Moins de mouvement : avec l’âge, on bouge moins. Cela semble logique, mais cela entraîne moins de faim et, par ricochet, moins d’envie de manger.
  • Problèmes bucco-dentaires : il est naturellement difficile de manger avec une douleur dans la bouche…
  • Troubles digestifs ou de déglutition : quand avaler devient un parcours du combattant, l’envie de se nourrir diminue.
  • Isolement social : la solitude, le deuil, un grand changement de vie ou un choc émotionnel peuvent couper l’appétit.
  • Effets secondaires des médicaments : certains traitements altèrent le goût ou réduisent l’envie de manger.
  • Manque de soutien : faire les courses ou préparer un repas est souvent un défi quotidien pour les personnes âgées en perte d’autonomie.
  • Soucis financiers : les problèmes d’argent ajoutent une pression supplémentaire, rendant les repas équilibrés un luxe pour beaucoup de personnes âgées.

Chaque facteur, de la diminution de l’activité physique à l’état émotionnel, joue un rôle. Reconnaître ces influences est le premier pas vers l’action.

Stratégies de prévention de la dénutrition chez les personnes âgées

Après avoir exploré les facteurs et signes de la dénutrition chez les aînés, voyons maintenant comment ériger un barrage contre ce fléau. La prévention, c’est l’art de garder un pas d’avance !

Voici des stratégies éprouvées pour maintenir les personnes âgées nourries, heureuses et en santé.

Alimentation équilibrée

  • Veiller à 3 repas par jour : inclure des féculents et des laitages enrichis en vitamine D à chaque repas ; viande, œuf ou poisson pour faire le plein de protéines ; sans oublier les fruits et légumes pour apporter des vitamines et autres micronutriments essentiels.
  • Hydratation : 1 à 1,5 litre d’eau quotidien pour rester bien hydraté.
  • Prévoir des collations : un petit quelque chose le matin, l’après-midi et avant le coucher peut faire toute la différence !
  • Ne pas lésiner sur la vitamine D : une supplémentation peut s’avérer nécessaire, surtout pour les personnes âgées maintenues à domicile (manque d’exposition au soleil).

Adapter l’alimentation

  • Menus sur mesure : adapter les plats aux préférences de chacun.
  • Texture des aliments : pour ceux ayant des difficultés à mâcher ou à avaler, l’ajustement est la clé.

Encourager l’activité physique

Privilégier des activités douces et régulières comme la marche ou le jardinage, adaptées à chacun.

Soutien au quotidien

  • Surveillance du poids lors de chaque consultation médicale pour agir vite au besoin.
  • Créer un environnement agréable pour les repas, car manger en bonne compagnie stimule l’appétit.
  • Assurer un soutien pour les courses et la préparation des repas.

Santé bucco-dentaire et digestive

Il est indispensable de porter une attention particulière à la santé de la bouche et à la digestion pour éviter que ces problèmes ne deviennent des obstacles à une bonne nutrition.

Ainsi, la prévention de la dénutrition chez les personnes âgées passe par une série d’actions concrètes, de l’assiette jusqu’à l’accompagnement quotidien. Avec ces stratégies en main, nous pouvons tous contribuer à un vieillissement sain et heureux pour nos aînés !

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