Témoignages

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Le temps avait fini par s’arrêter au cours des dernières semaines. La maladie occupait toutes nos pensées et la mort planait sur notre famille. Inéluctable, redoutée, puis attendue comme une délivrance. Assister à l’agonie d’un proche est une véritable leçon de vie. Aucun moyen d’échapper à ses peurs, il est temps d’apprivoiser ses angoisses. Dans de telles circonstances, c’est une question de survie…

Ce soir, chacun est rentré chez soi avec le souvenir de cette journée d’adieu. Il règne une atmosphère de soulagement. La mort s’en est allée et la vie va pouvoir reprendre son cours. Avec des liens renforcés à jamais entre ceux qui restent. Et un sentiment de fierté: celle d’avoir pu réaliser son vœu le plus cher qui était de mourir à la maison.

Il n’y avait pas de meilleur moment pour rédiger ces lignes. Elles sont dédiées à un organisme sans lequel nous n’aurions jamais pu relever ce défi: La Solution. Retour en arrière sur l’histoire d’une fin de vie et d’un accompagnement d’une rare qualité.

Octobre 2012. Agée de 87 ans, Lisette est atteinte d’un cancer qui s’est généralisé au fil des ans. Combattive face à la maladie, elle mène une vie sereine et indépendante avec son mari Jean-Jacques (91 ans). Une fracture spontanée du fémur la conduit à l’hôpital, où elle passera six semaines. Au service d’aide à domicile auquel nous nous adressons, il nous est répondu «qu’il n’est pas dans l’attribution de ces dames de faire la lessive, étant donné qu’elles n’ont pas le temps d’attendre que la machine ait fini de tourner». Nous comprenons que les services étatiques ont décidément leurs limites: celles d’être étatisés avant d’être humanisés.

Décembre 2012. Retour de Lisette à la maison: en collaboration avec La Solution, nous organisons la présence d’une aide chaque matin et chaque soir. Ces dames s’occupent du ménage, de la lessive, de la préparation des repas, etc. Une infirmière de La Solution passe régulièrement pour effectuer les soins dont Lisette a besoin. C’est une période particulièrement difficile pour elle, qui se voit envahie dans son intimité. Grâce à leur professionnalisme et à leur sens de l’empathie, les collaboratrices de La Solution vont peu à peu apprivoiser cette femme et lui aider à faire le deuil de son indépendance passée.

Janvier 2013. Lisette s’est bien remise de sa fracture, mais c’est la maladie qui prend le dessus. Au fil des semaines, nous adaptons la cadence de l’accompagnement à domicile. Lisette est reconnaissante de tout ce qui s’organise autour d’elle. Elle commence même à apprécier la présence discrète de ces dames, toujours les mêmes, un point capital pour elle.

Février 2013. La maladie gagne du terrain. En quelques heures, La Solution organise un service de veilleuses. Il y a maintenant quelqu’un presque 24h/24 auprès de Lisette. Elle s’est attachée à ces personnes, avec lesquelles elle peut partager ses angoisses. Des échanges riches que sa pudeur veut épargner à son mari et à ses proches. Elle sait qu’elle va mourir et sa seule volonté est de pouvoir rester à la maison.

Mars 2013. Au fil des jours, Lisette ne peut plus se lever. La mort rôde déjà et toute l’équipe de La Solution continue à lui prodiguer des soins avec un respect et une tendresse extraordinaires. Pendant que Lisette s’en va peu à peu, c’est aussi la main de Jean-Jacques que ces dames tiennent jour après jour. Au soir du 14 mars 2013, Lisette a enfin pu s’en aller. Comme elle l’avait tant souhaité, elle est décédée à la maison, près de son mari et de ses proches.
Si nous avons décidé de publier ce témoignage, c’est parce que nous étions loin d’imaginer qu’un accompagnement de fin de vie à domicile de cette intensité et de cette qualité pouvait exister. Garder un grand malade à la maison plutôt que de l’envoyer dans un mouroir d’hôpital, c’est possible aujourd’hui grâce à des organismes privés comme La Solution.

Demain, une nouvelle histoire va commencer. Celle de Jean-Jacques qui doit repenser sa vie sans la femme avec laquelle il a partagé 64 ans de mariage. La Solution sera assurément de la partie. D’ailleurs, la veilleuse est encore là ce soir…
Thierrens, le 19 mars 2013

A Stéphanie

Anne-Sophie Gavillet

Chère Madame,

Je tiens à vous dire que vos aides soignantes qui ont accompagné mon épouse jusqu’à son dernier jour ont été merveilleuses.

Elles étaient si attentionnées que leur simple arrivée dans la chambre apportait une grande joie à mon épouse.

Des personnes de cette qualité, de cette humanité, sont un enseignement pour nous et nous les remercions de nous avoir permis de mettre de la lumière dans ces moments difficiles.

Nous vous remercions également pour votre disponibilité et la qualité de votre organisation.

Au nom de toute notre famille
Jean Suter

présence
et veille

Notre personnel répond aux standards de qualité les plus élevés en matière de service privés à domicile. Nos équipes sont constituées de personnes responsables, à l’écoute et impliquées. Forts de cette confiance, nous répondons de nos équipes comme de nous-mêmes.